Sous la pression des patients, la médecine traditionnelle chinoise fait son entrée à l’AP-HP.

Suite à un colloque qui s’est tenu en mai dernier à Bologne réunissant médecins et chercheurs chinois et occidentaux, nous titrions un article La médecine traditionnelle chinoise bientôt dans nos hôpitaux ?  Nous n’aurions pas parié à l’époque que les choses évolueraient si vite. Et pourtant. Depuis cet été, l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris a décidé d’intégrer ces médecines « complémentaires » à son système de soins, notamment l’acupuncture, l’hypnose et l’ostéopathie.

L’AP-HP a identifié quinze types de traitements complémentaires dispensés dans tous ses centres de soins, sans pour autant que cette offre soit organisée et centralisée. L’institution a constaté que ses centres antidouleur, de soins palliatifs, de gynéco obstétrique, pédiatrie, gériatrie, oncologie ou addictologie les proposaient déjà en consultations externes ou en hospitalisation. Et, bien sûr, que de nombreux patients atteints de maladies chroniques en bénéficiaient, notamment pour atténuer les effets des médicaments dans les traitements anticancéreux et autres.

En matière d’enseignement, l’AP-HP propose des formations diplômantes et des initiations à l’hypnose, à a sophrologie ou au toucher thérapeutique. Côté recherche, les hôpitaux de Paris finance une dizaine de projets, notamment en acupuncture, ostéopathie, sophrologie ou hypnose, certains de ces projets de recherche étant pluridisciplinaires.

L’AP-HP a donc décidé d’encadrer ces pratiques, de favoriser la recherche clinique et paramédicale et de définir les conditions du développement de l’offre de soins en médecine complémentaire. Bref, d’intégrer ces médecines traditionnelles chinoises à ses pratiques thérapeutiques.

Gymnastique et plantes médicinales

Le Qi Gong est ainsi utilisé en addictologie à l’hôpital Beaujon grâce à ses mouvements de gymnastique traditionnelle qui mobilisent l’énergie vitale (le fameux Qi) et dans l’accompagnement physique des personnes en surpoids.

La directrice du projet sur les médecines complémentaires à l’AP-HP, le docteur Catherine Viens-Bitker explique qu’il s’agit de « traiter des symptômes pour lesquels nous n’avons pas grand-chose à proposer ». Et de préciser que si l’AP-HP s’intéresse à ces pratiques, c’est parce que 30 % à 60 % des patients y ont déjà recours. Il s’agit donc de garantir l’efficacité du traitement et la qualité de l’offre de soins.

 

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Exigence également mise en œuvre pour la médecine par les plantes, pratiquée depuis des millénaires en Chine, au sein du Centre Intégré de Médecine Chinoise à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris 13e) dirigé par le professeur Alain Baumelou. Le travail du Centre concerne pour l’instant plus l’évaluation que les soins eux-mêmes. En effet, l’efficacité thérapeutique de la Médecine Traditionnelle Chinoise n’est pas toujours pas reconnue par les autorités de santé occidentales, mais elles préconisent ces techniques de plus en souvent dans certains traitements, qu’elles concernent les plantes, l’acupuncture ou la gymnastique.

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A propos angeliquedelhoute

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