Le Maroc, 12ème exportateur mondial des plantes médicinales

Rosmarinus_officinalis______03_02_2002_1Il ne suffit pas d’avoir les ressources nécessaires pour tenir son rang de leader africain du secteur des plantes aromatiques et médicinales. Il faut aussi se donner les moyens de l’exploiter pleinement dans le respect environnemental que cela induit. Le royaume chérifien l’a bien compris et a pour cela passé une convention avec l’ONU en 2012 afin de valoriser la filière (voir nos articles précédents de juin 2012 et janvier 2013). Du coup, juste en structurant sa filière plantes aromatiques et médicinales, première étape du programme, le Maroc s’est hissé en quelques mois au 12ème rang mondial des exportateurs de plantes médicinales.

Le secteur compte désormais près de 40 exportateurs grâce notamment aux 800 espèces reconnues pour leur usage médicinal ou aromatique et à leur potentiel de développement, notamment pour l’exportation. Romarin, armoise, cèdre de l’Atlas, myrte, thym doux, laurier-sauce, origan, camomille sauvage ou encore menthe, la liste est longue de ces plantes couramment utilisées dans le pays.

Capture d’écran 2013-03-11 à 15.55.27La production annuelle des plantes aromatiques et médicinales au Maroc avoisine les 33 000 tonnes, ce qui le place encore loin des leaders mondiaux que sont l’Inde, la Chine ou encore la France.

Au niveau international, la filière des plantes aromatiques et médicinales a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 45 millions d’euros en 2012 grâce à l’augmentation de la demande sur les produits à base de plantes, de composantes cosmétiques ou thérapeutiques et de compléments alimentaires.

Des investissements et une certification international

Selon Abdessalam El Khanchoufi, directeur de l’Institut national des plantes médicinales et aromatiques (INPMA) de Taounate, la filière des plantes aromatiques et médicinales joue un rôle important dans l’amélioration des conditions de vie des populations rurales, en générant en moyenne 500 000 journées de travail/an.

Suite au programme mis en œuvre ces dernières années, le nombre d’exportateurs ne cesse de croître, mais reste encore relativement faible compte tenu du potentiel du marché.

Comme le secteur continue de se développer, les organismes gouvernementaux responsables de la protection des forêts et parcours nationaux sont confrontés à un défi de taille, à savoir comment conserver la biodiversité, les ressources naturelles du Maroc tout en créant un environnement dans lequel les populations rurales peuvent participer aux activités  de la cueillette spontanée en milieu naturel afin d’améliorer leurs moyens de subsistance, tout en augmentant la valeur ajoutée de l’exploitation des plantes aromatiques et médicinales à l’échelle nationale.
Une démarche qui sera basée sur l’introduction de la certification internationale FairWild (voir ci-dessous) qui garantit l’accès  à des marchés à forte valeur ajoutée, la conservation de la biodiversité et la durabilité de la production tout en assurant le retour d’une partie des bénéfices vers les populations locales, c’est-à-dire un commerce équitable.

Pour valoriser cette ressource naturelle prometteuse et contribuer à son intégration dans le tissu économique national, l’INPMA de Taounate a été créé avec le statut d’établissement universitaire, pour jouer un rôle précurseur dans la valorisation de cette filière pour réussir son intégration à l’économie et augmenter sa contribution à la richesse nationale.  Il assure l’accompagnement des agriculteurs et des coopératives pour la promotion, la conservation, la valorisation, l’utilisation et l’intégration des produits naturels à travers la création de pépinières et de zones pilotes expérimentales, dans le cadre de PME/PMI et d’exploitations moyennes.

Son rôle devra prendre une nouvelle dimension après sa transformation en Agence nationale pour la valorisation des plantes aromatiques et médicinales. Grâce à ses sept laboratoires et à son jardin d’essai de 6,5 hectares où les plantes sauvages sont domestiquées pour devenir conformes aux standards internationaux, l’institut a pu déposer de très nombreux brevets.

Le projet est mis en œuvre par le Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la Désertification (HCEFLCD), les programmes des Nations unies pour le développement (PNUD) étant chargés de l’assurance qualité et du suivi évaluation.

Source : quotidiens marocains

Capture d’écran 2013-03-11 à 15.59.48Assurer la qualité des plantes aromatiques et médicinales grâce au référentiel FairWild

Une table ronde sur les Plantes aromatiques et médicinales au Maroc s’est tenue le 31 janvier dernier à Rabat. Au programme, le positionnement des plantes aromatiques et médicinales vis-à-vis des normes standard comme la certification FairWild, dont la fondation travaille à la promotion d’un usage durable des plantes récoltées à l’état sauvage, et vis-à-vis de la mondialisation. Dans ce but, un mémorandum d’accord entre FairWild et le Haut-Commissariat des eaux et forêts et la lutte contre la désertification  (HCEFLD) a été signé fin janvier, en présence des différents partenaires du projet, notamment le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Maroc et ProFund. « Depuis son existence, l’ONU est pleinement engagée dans les normes de standard dans divers domaines avec un accompagnement des pays pour la mise en œuvre de ces normes de qualité », a précisé Ayshanie M. Labe, représentante du PNUD.

Capture d’écran 2013-03-11 à 16.25.08La Fondation FairWild a vu le jour en 2008 et œuvre pour la promotion d’un usage durable des plantes récoltées à l’état sauvage. Sa mission principale est de fournir un cadre international pour la mise en place d’un commerce équitable grâce à son référentiel. Un instrument universel dont le Maroc pourra désormais disposer pour jauger la qualité de ses plantes aromatiques et médicinales. Ce référentiel FairWild procurera divers avantages au projet plantes aromatiques et médicinales. Il s’agit de l’accès à des marchés à forte valeur ajoutée, la conservation de la production en assurant le retour d’une partie des bénéfices vers les populations locales. La durabilité reste cruciale car selon Bert-Jan Ottens, consultant manager à ProFund : « Les consommateurs exigent de plus en plus de la durabilité environnementale et sociale, spécialement pour les cosmétiques ».  Selon Ayshanie Labe, « le gouvernement, la société civile et les médias ont un rôle à jouer dans la préservation de ces plantes aromatiques et médicinales, une richesse du Royaume. Le défi est de gérer les intérêts des uns et des autres. Beaucoup d’acteurs sont impliqués et il est impératif de leur apprendre comment maîtriser la valeur de ces plantes et en assurer ainsi, la durabilité.

Publié dans Biodiversité, écologie et développement durable, Plantes médicinales et aromatiques | Tagué | Laisser un commentaire

Pour la cinquième année, l’ESS met en lumière, tout au long du mois de novembre, une multitude d’initiatives qui témoignent du fort élan créateur des acteurs de l’ESS : des citoyens s’associent, se mobilisent pour répondre à des besoins que le marché ignore, pour proposer de l’emploi à celles et ceux qui en sont exclus, pour apporter de nouvelles solutions au développement économique territorial. Ils coopèrent entre eux, avec d’autres entrepreneurs, avec leurs élus, pour construire un monde où l’on vit mieux ensemble.

Chaque année, les initiatives sont plus nombreuses, plus variées, plus significatives des transformations profondes de l’économie. Elles sont aussi l’objet d’une plus forte résonance dans l’opinion. Résonance amplifiée cette année grâce au Ministère de l’économie sociale et solidaire qui lance une grande campagne nationale de promotion de l’ESS (dans la presse quotidienne régionale, les radios, à la télévision, sur le web à travers un site évènementiel dédié) à partir du 4 novembre.

Le Labo de l’ESS s’associe à nombre d’évènements organisés à cette occasion. Par sa capacité de réflexion collective, en ouvrant la voie à des idées, en donnant une impulsion à des initiatives telles que les pôles territoriaux de coopération économique (PTCE), les circuits courts, les outils financiers solidaires, il renforce cet élan ; il le nourrit de propositions qui contribuent au développement de notre approche économique.

En novembre, nous serons donc tous ensemble les ambassadeurs de cette économie qui met l’homme et son environnement au cœur des préoccupations… et qui mérite davantage d’attention.

Claude Alphandéry, Président du Labo de l’ESS

Claude Alphandéry.png

Les thématiques de l’édition 2012 :

  • Achetons responsable
  • Déplaçons-nous écolo
  • Epargnons solidaire
  • Consommons bio
  • Protégeons-nous mutuellement
  • Agissons ensemble
  • Entreprenons et travaillons autrement
Publié dans Biodiversité, écologie et développement durable | Tagué , , | Laisser un commentaire

Conférence environnementale : un bilan en demi teinte

Alors que les tables rondes sur la biodiversité ou l’énergie ont reçu un accueil favorable de la part des participants, celle sur la santé et l’environnement n’a permis que de très légères avancées.

La Conférence environnementale organisée mi-septembre par le gouvernement était très attendue par les associations du secteur qui y voyaient enfin l’occasion de poser les vrais problèmes en la matière et d’avancer des solutions. D’autant que l’actualité était porteuse : gaz de schiste, transition énergétique, nucléaire, biodiversité…, tous ces thèmes avaient été abordés et préparés lors des réunions préparatoires qui se sont tenues tout au long de l’été.

Ces réunions avaient même permis d’inscrire au programme une thématique surprise : les problèmes de santé liés à l’environnement. De quoi mettre en joie les associations telles que le Réseau Environnement Santé avec deux jours de table ronde au menu de l’événement.

François Hollande a clairement montré la voie lors de son discours d’introduction. Il a souhaité « un changement de cap », évoqué la « crise sanitaire » et demandé des réponses aux « interrogations sur la croissance des maladies chroniques ». Les perturbateurs endocriniens sont ainsi apparus comme une problématique prioritaire.

Mais les paroles ont été suivies de peu d’actes. Certes, des décisions ont été prises dans l’intérêt de la santé des citoyens. La première d’entre elles fut la confirmation de l’interdiction du Bisphénol A dans les emballages alimentaires. C’est à peu près tout ce qui est ressorti de concret de la réunion. Ce qui a fait dire à André Cicolella, responsable du Réseau Environnement Santé : « François Hollande avait dit qu’on devait changer de cap. Sur la santé, il n’en est rien. Je suis tenté de dire qu’on revient en arrière. Pas de vision, pas de projet ! » Rien n’a été décidé sur la progression des maladies chroniques attribuables à la pollution chimique aux perturbateurs endocriniens (pesticides).

Sur le sujet, le débat a seulement porté, lors de l’ouverture de la session, sur le pourcentage de l’évaluation du nombre de cancers dus à l’action humaine sur l’environnement. Un taux qu’à cherché à minimiser sans surprise la présidente de l’Institut National du Cancer (INCa), facilitatrice de la table ronde et ex patronne de la sûreté nucléaire (IRSN), Agnès Buzyn : elle avait déclaré en juillet que le chiffre des risques cancérigènes liés à l’environnement était surestimé. « Toutes les propositions importantes de l’Alliance pour la Planète (organisme qui regroupe les ONG et associations travaillant sur la santé et l’environnement) ont été retoquées », a constaté André Cicolella au sortir de la table ronde.

Les projets de création d’un nouvel Institut de recherche et de refondation de la politique de la santé pour anticiper les crises sanitaires ou les maladies chroniques sont donc renvoyés aux calendes grecques. Seul point positif à retenir selon lui, « le lancement d’un groupe de travail ».

Pour le Réseau Environnement Santé, « aucune initiative sérieuse en matière de recherche n’a été faite et (sa) proposition de créer un Institut National de Recherche en Santé environnement à l’image du NIEHS américain n’a pas été reprise ». « Le principe d’une loi sur les perturbateurs endocriniens n’a pas été retenu. Rien en ce qui concerne les particules fines au moment même où l’InVS publie une étude montrant qu’un Marseillais de 30 ans perd 7,5 mois d’espérance de vie à cause de ces particules fines. »

Pour l’association, c’est une drôle de façon d’aborder la transition écologique. « L’explosion des dépenses de santé qui trouve son origine dans la croissance des maladies chroniques (83% des dépenses de santé) obligera tôt ou tard à changer de politique » assurent les responsables du réseau.

Un sujet primordial pour les Français

Pourtant, les conséquences de l’environnement sur la santé semblent préoccuper au plus haut point les Français. C’est ce que montre un sondage réalisé par l’Ifop début septembre pour le Rassemblement pour la Planète et le WWF dans lequel 52 % d’entre eux souhaitaient que des décisions soient prises dans ce domaine en priorité par le gouvernement.

Ce thème devance les autres thèmes ayant fait l’objet d’une table ronde au cours de la conférence : transition énergétique (24 %), biodiversité (9 %), fiscalité écologique (8 %) et la place de l’environnement dans les institutions (7 %).

Le message semble avoir été toutefois entendu par le gouvernement. « Entre 5 et 10 % des cancers seraient liés à la dégradation de notre environnement, a reconnu Jean-Marc Ayrault, lors de son discours de clôture de la conférence, ajoutant que « la mauvaise qualité de l’air aurait un coût pour la collectivité compris entre 10 et 40 milliards d’euros par an ».

Il a donc bien fallu se pencher sur les solutions à mettre en œuvre pour y remédier. Les intervenants ont tout d’abord admis qu’un effort important doit être accordé à la recherche sur ces sujets, notamment de toxicologie ou d’écotoxicologie. « C’est la condition indispensable pour traiter avec efficacité et discernement les effets sur la santé des différentes pollutions, qu’elles soient isolées ou multiples ou encore à faibles doses mais récurrentes », a affirmé le Premier ministre. D’accord, mais comment faire sans un centre de recherche ad hoc ? En utilisant les laboratoires existants et en les rendant efficaces, a répondu en substance Agnès Buzyn. « Arrêtons de faire des structures mais travaillons sur la structuration », a renchéri Geneviève Fioraso. Le gouvernement a d’ailleurs confirmé qu’il s’efforcera de faciliter la convergence des laboratoires sur des thèmes relevant du champ santé-environnement.

Des pistes d’actions envisagées et des groupes de travail

Un plan d’action sera ainsi proposé au printemps prochain qui créera un lien entre la prévention, l’épidémiologie et la recherche fondamentale. La connexion entre les travaux des médecins et ceux des services chargés de la surveillance des effets des produits toxiques avec ceux des agences sanitaires en charge de l’évaluation de ces produits comme l’Anses sera ainsi renforcée. La discussion a aussi mis en évidence le manque, et donc la nécessaire mise au point, d’indicateurs de santé-environnement. « Nous avons tous reconnu que nous manquions d’indicateurs fiables et de modélisation autour des effets cocktail, des faibles doses », a reconnu Agnès Buzyn. De même, l’indépendance des experts sera plus sûrement garantie et, bien que le souhait de certains de protéger les « lanceurs d’alerte » n’ait pas fait consensus, un travail a d’ores et déjà commencé en la matière.

Dans sa feuille de route, le gouvernement souhaite renforcer la mise en cohérence des réglementations englobant l’environnement, la santé publique et la santé des travailleurs. Sur le modèle des centres de pathologies professionnelles, des lieux destinés à prendre en compte les liens entre pathologies et expositions environnementales pourraient se développer.

Les risques émergents feront aussi partie de la feuille de route. Les perturbateurs endocriniens auront également droit à leur groupe de travail qui devra définir une stratégie nationale d’ici juin 2013. Elle portera sur les actions de recherche, d’expertise, d’information du public et de réflexion sur l’encadrement réglementaire. Les thèmes des ondes électromagnétiques et la qualité de l’air ont été, quant à eux, tout juste abordés. Tout comme les OGM, l’agriculture biologique et la qualité de l’eau. Autant de sujets concernant notre santé qui mériteraient bien une conférence à eux seuls.

var _gaq = _gaq || [];
_gaq.push([‘_setAccount’, ‘UA-36384859-1’]);
_gaq.push([‘_trackPageview’]);

(function() {
var ga = document.createElement(‘script’); ga.type = ‘text/javascript’; ga.async = true;
ga.src = (‘https:’ == document.location.protocol ? ‘https://ssl’ : ‘http://www’) + ‘.google-analytics.com/ga.js’;
var s = document.getElementsByTagName(‘script’)[0]; s.parentNode.insertBefore(ga, s);
})();

Publié dans Biodiversité, écologie et développement durable, Non classé, Santé au naturel | Tagué , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Sous la pression des patients, la médecine traditionnelle chinoise fait son entrée à l’AP-HP.

Suite à un colloque qui s’est tenu en mai dernier à Bologne réunissant médecins et chercheurs chinois et occidentaux, nous titrions un article La médecine traditionnelle chinoise bientôt dans nos hôpitaux ?  Nous n’aurions pas parié à l’époque que les choses évolueraient si vite. Et pourtant. Depuis cet été, l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris a décidé d’intégrer ces médecines « complémentaires » à son système de soins, notamment l’acupuncture, l’hypnose et l’ostéopathie.

L’AP-HP a identifié quinze types de traitements complémentaires dispensés dans tous ses centres de soins, sans pour autant que cette offre soit organisée et centralisée. L’institution a constaté que ses centres antidouleur, de soins palliatifs, de gynéco obstétrique, pédiatrie, gériatrie, oncologie ou addictologie les proposaient déjà en consultations externes ou en hospitalisation. Et, bien sûr, que de nombreux patients atteints de maladies chroniques en bénéficiaient, notamment pour atténuer les effets des médicaments dans les traitements anticancéreux et autres.

En matière d’enseignement, l’AP-HP propose des formations diplômantes et des initiations à l’hypnose, à a sophrologie ou au toucher thérapeutique. Côté recherche, les hôpitaux de Paris finance une dizaine de projets, notamment en acupuncture, ostéopathie, sophrologie ou hypnose, certains de ces projets de recherche étant pluridisciplinaires.

L’AP-HP a donc décidé d’encadrer ces pratiques, de favoriser la recherche clinique et paramédicale et de définir les conditions du développement de l’offre de soins en médecine complémentaire. Bref, d’intégrer ces médecines traditionnelles chinoises à ses pratiques thérapeutiques.

Gymnastique et plantes médicinales

Le Qi Gong est ainsi utilisé en addictologie à l’hôpital Beaujon grâce à ses mouvements de gymnastique traditionnelle qui mobilisent l’énergie vitale (le fameux Qi) et dans l’accompagnement physique des personnes en surpoids.

La directrice du projet sur les médecines complémentaires à l’AP-HP, le docteur Catherine Viens-Bitker explique qu’il s’agit de « traiter des symptômes pour lesquels nous n’avons pas grand-chose à proposer ». Et de préciser que si l’AP-HP s’intéresse à ces pratiques, c’est parce que 30 % à 60 % des patients y ont déjà recours. Il s’agit donc de garantir l’efficacité du traitement et la qualité de l’offre de soins.

 

Image_13.png

Exigence également mise en œuvre pour la médecine par les plantes, pratiquée depuis des millénaires en Chine, au sein du Centre Intégré de Médecine Chinoise à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris 13e) dirigé par le professeur Alain Baumelou. Le travail du Centre concerne pour l’instant plus l’évaluation que les soins eux-mêmes. En effet, l’efficacité thérapeutique de la Médecine Traditionnelle Chinoise n’est pas toujours pas reconnue par les autorités de santé occidentales, mais elles préconisent ces techniques de plus en souvent dans certains traitements, qu’elles concernent les plantes, l’acupuncture ou la gymnastique.

Publié dans Non classé, Plantes médicinales et aromatiques, Santé au naturel | Tagué , , , , , , | Laisser un commentaire

OGM : après la transgénèse, la mutagénèse

Pour les anti-OGM, les agriculteurs utilisent dorénavant  de nouveaux organismes génétiquement modifiés « qui ne disent pas leur nom ».

C’était un dimanche, début septembre, en Isère et dans la Drome. Des membres du collectif des Faucheurs volontaires s’en prenaient à des portions de champs de tournesols qui, selon eux, avaient été obtenus par mutagénèse et devenus résistants à des herbicides de Pionner et BASF. Dans le communiqué de presse diffusé le jour même, le collectif expliquait « qu’une partie importante de surface de tournesol de la région Rhône-Alpes a été semée avec des variétés mutées, véritables OGM qui ne disent pas leur nom ». Pour eux, ces cultures sont comparables à des cultures transgéniques, mais échappent par leur nature même aux conditions d’étiquetage de mise sur le marché imposées aux OGM. Reste qu’ils assimilent mutagénèse et transgénèse, alors que la première résulte d’un phénomène naturel, l’accumulation des mutations génétiques imprévisibles et parfois accessoires d’une génération à l’autre. C’est elle qui permet aux espèces de s’adapter et d’évoluer. Et c’est bien sûr ce que clame l’Union Française des Semenciers (UFS) qui réfute les accusations des Faucheurs volontaires.

Mais ce phénomène naturel peut être obtenu et accentué en laboratoire grâce à des manipulations chimiques ou à des rayonnements, augmentant ainsi la probabilité d’obtenir ces mutations. La transgénèse « forcée » est ainsi utilisée pour changer la couleur des fleurs ou la texture des fruits. Elle peut donc permettre, comme le reconnaît l’USF, de rendre des plants résistants à des pesticides ou des parasites. Pour les anti-OGM, les plantes issues de la mutagénèse devraient donc être classées comme des OGM. Pour se défendre, les industriels avancent que les plantations visées servent à lutter contre l’ambroisie et qu’ils se sont engagés à n’utiliser ces plantes mutées que sous le contrôle du ministère. « Et alors ? répondent les écolos, l’ambroisie finira par résister aussi si l’on généralise l’utilisation des tournesols mutés ». C’est en tout cas, constatent-ils, ce qui est en train de se passer en Amérique du Nord où le développement des mauvaises herbes devient problématique malgré les cultures transgéniques. Surtout, ils craignent que les entreprises de la filière se servent de la mutagénèse pour s’assurer  la propriété intellectuelle des semences. Ce qui interdirait aux agriculteurs la possibilité de replanter leurs propres semences d’une année sur l’autre. Un combat que mène l’association Kokopelli qui a été déboutée  par la Cour de justice européenne en juillet dernier.

OGM : une étude met les pieds dans le plat de l’alimentation des animaux

Malgré son intérêt scientifique et la probable justesse de ses conclusions, l’étude menée par le biologiste Gilles-Eric Séralini sur les effets d’un pesticide associé à un maïs transgénique pose le problème de la méthodologie de ces études, des pratiques des lobbies pour sauvegarder leurs intérêts économiques et de la transparence des résultats.

Fin septembre, Gilles-Eric Séralini, biologiste à l’Université de Caen, lançait un pavé dans la mare des fabricants d’organismes génétiquement modifiés (OGM). Dans une étude parue dans la revue Food and Chemical Toxicology, il démontrait les effets toxiques sur le rat de l’ingestion d’un maïs transgénique, le NK603 de Monsanto, associé ou non au Roundup, un herbicide auquel il aurait été rendu tolérant. Et de conclure, logiquement, que le NK603 est toxique. Connu pour ses positions anti-OGM, le biologiste, sans le dire explicitement, nous suggère ainsi que les OGM, en général, sont toxiques. Ce qui, pour un public plutôt écolo et plutôt pro-bio, n’est pas une surprise, voire constitue une preuve scientifique de la nuisance de ces produits. De ce côté-là, la réaction générale fut donc : « On vous l’avait bien dit ». La polémique qui s’ensuivit n’est donc pas étonnante. Industriels, scientifiques et même les journalistes, le microcosme des professionnels entourant les OGM, tous avaient un avis, sur l’étude, ses résultats, sa méthodologie.

Hasard du calendrier de la revue scientifique (ou planification bien programmée ?), un article d’un chercheur de l’Université de Pékin publiait dans le même numéro un article mesurant la toxicité d’un maïs résistant au même pesticide, mais n’en tirait aucune conclusion définitive.

Des résultats édifiants

A grand renfort de médiatisation, les tenants de l’étude du scientifique caennais, Corinne Lepage en tête, avocate des victimes de pollutions industrielles, ex ministre de l’Environnement, et dont l’association de défense de l’environnement a financé en partie l’étude de Gilles-Eric Sérafini, expliquaient que la force de cette étude résidait dans le protocole expérimental mis en place :

– l’utilisation de 200 rats pendant deux ans, contre trois mois en général pour ce genre d’études ;

– des dosages différents du maïs (11 %, 22 % et 33 %) associé ou non à son herbicide ;

– des expérimentations différentes sur 10 groupes de rats (3 groupes avec OGM et Roundup, 3 avec OGM et 3 avec le Roundup seul) et un groupe témoin alimenté avec un maïs non modifié et sans herbicide.

Le résultat fut sans appel ; an bout d’un an, les mammifères traités souffraient au moins deux fois plus souvent, et parfois cinq fois plus, de nécroses du foie ou de lésions rénales pour les mâles.

En fin d’expérimentation, l’espérance de vie entre les groupes traités et le groupe non-traité pouvait atteindre deux ans. Des résultats tellement conséquents que nombre de questions se sont immédiatement fait jour. Quel était le mode d’application du maïs traité ? Comment ont été élevés les rats ? A-t-on pris suffisamment de temps pour analyser ces résultats ? Bref, la méthodologie de l’expérimentation et son analyse sont-ils pertinents ?

D’autres études ont déjà été menées sans montrer ces effets délétères. Mais soit elles ne concernaient pas le NK603, soit elles portaient sur des périodes largement inférieures, soit leur financement était douteux (émanant d’industriels).

Les 3 millions d’euros dont a bénéficié le biologiste pour cette étude provenaient du Ministère Français de la Recherche, d’une association regroupant des groupes de la grande distribution (dont certains utilisent le marketing « sans OGM »), du Comité de recherche et d’information indépendant sur le génie génétique (anti-OGM) et de la Fondation Charles-Léopold Mayer (qui œuvre par ses financements au « progrès des hommes par la science et le développement social »). Du coup se posait la question de l’objectivité des chercheurs.

Les reproches faits à l’expérience

Pour les auteurs de l’étude, il n’y a pas photo : leur expérience a duré deux ans, contre trois mois pour les précédentes : les résultats ne peuvent donc pas être remis en cause. Faux, répondent les sceptiques qui ont recensé 24 études dont la durée a dépassé les trois mois, ont été soumises à évaluation par des experts et financées par des fonds publics. Parmi elles, certaines ont duré deux ans avec du soja tolérant au Roundup, ont été faites sur différentes espèces de mammifères ou d’oiseaux, aucune n’a montré les effets toxiques décrits par l’équipe de Gilles-Eric Séralini. Oui, mais aucune ne portait spécifiquement sur le NK603.

Autre argument des détracteurs du biologiste, la souche de rats utilisée aurait tendance à développer les pathologies développées au cours de l’expérience dans cette période de leur vie. Il aurait fallu employer un nombre plus important de cobayes.

 Autre problème statistique, certes 200 rats ont été enrôlés pour ce projet, mais ils ont été séparés en dix groupes de vingt individus, soit dix par sexe et par groupe. Tous comparés à un seul groupe témoin. Pour certains biostatisticiens, c’est insuffisant. Enfin, les effets mesurés sur les rats seraient disproportionnés par rapport à la quantité d’OGM absorbée. Une dose trop importante serait la cause de l’empoisonnement. Argument récurrent, employé également contre les tests fait sur les effets des pesticides sur les abeilles, dont on sait aujourd’hui qu’il n’est pas toujours vrai : des doses réduites peuvent, dans certains cas, provoquer des effets plus importants.

Avalanche de controverses

Les enjeux économiques et environnementaux étant conséquents, l’étude fait l’objet d’évaluations officielles un peu partout en Europe. En Allemagne par l’institut fédéral pour l’évaluation du risque, en France par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), mais aussi au niveau communautaire par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa).

Dans ce dernier cas, il paraissait peu probable que l’institution (déjà mise en cause pour conflits d’intérêts) examine avec bienveillance les travaux de Gilles-Eric Séralini, le panel de spécialistes étant plus reconnu pour ses options pro-OGM. L’Efsa a déjà attribué des autorisations de mise sur le marché pour des OGM comme le NK603, son ancienne présidente travaille aujourd’hui pour un lobby industriel… Les résultats n’ont d’ailleurs pas tardé : le 4 octobre, l’Efsa a publié un avis très critique sur les travaux du biologiste parlant de « qualité scientifique insuffisante ». L’étude ne peut donc pas être considérée comme « valide pour l’évaluation des risques ». En cause : la souche de rats, la durée de l’expérimentation à peu près équivalente à l’espérance de vie de l’espèce et la faiblesse statistique. Bref, les mêmes arguments déjà mis en avant par d’autres détracteurs. Mais l’Efsa note également un traitement statistique inhabituel, des zones d’ombre sur l’exposition réelle des animaux à l’herbicide, des carences en matière de contrôles de présence de toxines dans l’alimentation des rats. De plus, l’évaluation de l’étude n’a pas été faite par le panel OGM de l’Agence, mais par un comité d’experts créé spécialement à l’occasion. Pour Gilles-Eric Séralini, l’analyse de l’Efsa a été trop rapide et s’appuie sur des « données problématiques et très insuffisantes de Monsanto » (producteur du NK603, NDLR).

Le débat se déplace maintenant sur l’aire de la communication. L’Efsa demande à l’équipe de l’Université de Caen de permettre un accès à l’ensemble des données brutes recueillies durant l’expérimentation. L’équipe de M. Séralini rétorque qu’elle publiera ces données lorsque les informations scientifiques ayant permis l’autorisation du Roundup et du NK603 seront mises en ligne sur un site Internet public. Un dialogue de sourds qui risque de faire perdurer la polémique. Les prochaines évaluations de l’Anses et du Haut Conseil des biotechnologies permettront peut-être d’y voir plus clair.

 

Jean Gimont

 

Sources :  Le Monde et Actu-Environnement

 

Publié dans Biodiversité, écologie et développement durable | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire

Végépolys, Pays de la Loire

 

Image_5.png

 Végépolys, 30 000 emplois pour la filière végétale

Végépolys, affiche une concentration unique en Europe d’entreprises autour du végétal spécialisé : 4 000 entreprises réparties sur 8 filières : horticulture, arboriculture, plantes médicinales, . …

Elles génèrent à elles seules 30 000 emplois. Auxquels il faut ajouter un environnement scientifique réunissant près de 450 chercheurs et ingénieurs, 25 formations supérieures, 2 500 étudiants.

Végépolys (70 adhérents à sa création, 370 aujourd’hui) a su se développer fortement tout en gardant le cap de sa mission initiale, devenir une référence mondiale en matière de production de végétaux spécialisés plus respectueux de l’environnement et de la santé, et un objectif, créer des végétaux moins gourmands en intrants et ayant des impacts plus favorables sur la biodiversité, la santé et l’environnement.

Vegepolyse.png

Depuis 2005, Végépolys a labellisé 160 projets dont 66 ont donné lieu à des financements publics représentant au total plus de 70 M€ d’aides.

Le pôle se donne aussi une dimension mondiale à travers l’organisation d’événements et la création de partenariats avec des pôles étrangers de même nature ou encore le lancement récent de Végépolys China.

Végépolys propose tout un ensemble de services aux entreprises et aux étudiants et chercheurs. Le Centre soutient les projets innovants.

 

Publié dans Biodiversité, écologie et développement durable | Tagué , , | Laisser un commentaire

Intelligence végétale

Des chercheurs du monde entier se sont réunis cet été dans le Massif Central afin de faire le point sur leurs connaissances du monde végétal et surtout pour faire part de leurs expériences pour continuer de progresser dans cette sciencedésormais caractérisée par sa multidisciplinarité.

Nous vous avons déjà parlé dans ces colonnes de l’adaptation des plantes alpines au changement climatique, ou encore des changements de la flore face à la nature ou au niveau sonore du bruit ambiant. Autant de constats qui forcent l’admiration pour les capacités naturelles des espèces en question. biomimetique.png.

Mais nos chercheurs, eux, ne se contentent pas de constater, ils veulent comprendre comment et pourquoi se produisent ces évolutions, comment le monde végétal réussit à réaliser autant d’exploits physiques, on pourrait presque dire sportifs. Sans pour autant avoir de muscles, de membres ou de cerveau. Car il faut bien avoir des atouts pour résister aux vents, aux courants pour les espèces aquatiques, au poids de la neige et toutes les autres agressions de la nature et de l’homme. Comment toute cette dynamique, le plus souvent imperceptible car très progressive, se met-elle en œuvre ? Implique-t-elle des mécanismes universels ? La taille, la forme des arbres, de leurs branches, de leurs feuilles ont-elles une raison scientifique ?

Imaginer les contraintes et les agressions

Alors, pour comprendre, les chercheur expérimentent, mais attention, il faut avoir le cœur bien accroché, même s’ils nous rassurent en nous affirmant qu’« aucun capteur de douleur n’a été identifié chez les plantes »*.

Leurs jeux favoris ? Taper sur la tête d’une Arabidopsis (arabette, un genre de moutarde) plusieurs fois par jour pour constater au bout de quelques semaines qu’elle a une tige moins haute et plus large que ses congénères qu’on aura laissé tranquilles et dont les racines et les fleurs seront plus abondantes. Tordre les troncs de jeunes peupliers, observer les effets sur leur diamètre et se rendre compte qu’au bout de quelques jours l’arbre est comme désensibilisé, puis qu’il retrouve toutes ses sensations dès qu’on ne le malmène plus, comme l’a fait l’Inra de Clermont-Ferrand. Contraindre des algues à résister à des courants de forces diverses : certaines vont se raccourcir pour offrir moins de résistance, d’autres vont raccourcir leurs feuilles ou augmenter leur quantité de cellules pour se renforcer face à la pression du courant ou encore changer de forme. C’est ce qu’ont fait le laboratoire LEHNA et l’Université de Californie. Cela a permis de voir qu’en cas de sécheresse, les algues peuvent aussi durcir leurs feuilles pour décourager herbivores qui pourraient y voir un nouveau mets avec lequel se délecter. Ou bien encore, planter du riz dans des sols plus ou moins fermes pour déterminer que les racines de la céréale sont plus sensibles à la mécanique du sol qu’à la quantité d’eau qu’il absorbe. Ce faisant, le laboratoire britannique Rothamsted Research a mis en évidence que les racines réagissent au stress.

D’autres encore, comme l’Université de Fribourg, ont démontré en taillant des arbres de façon quelque peu intempestive que, plus que le tronc, c’est la forme générale de l‘arbre qui lui permet de résister aux vents, donc les feuilles et les branches.

Un sens du toucher très développé

Toutes ces expériences, sans parler des essais biologiques et génétiques beaucoup plus médiatisés, montrent que les végétaux savent apporter des réponses aux torsions, au toucher, aux différents stress, qu’ils ont le sens du toucher, une grande capacité de perception.

Mais comment est-ce possible ? Si de nombreuses questions restent en suspens, de grands pas ont été faits  depuis les premières rencontres interdisciplinaires des années 90. Par exemple, en ce qui concerne la détection de gravité par les plantes et leur inclinaison : grâce à certaines cellules, les statocystes, qui agissent comme un niveau de maçon pour aligner les briques. La plante peut  développer plus de cellules en bas ou en haut de sa tige afin de la faire se redresser. Les arbres développent une stratégie différente en agissant sur la forme de leurs cellules.

De nombreuses avancées donc, mais qui ne permettent pas encore de boucler tout le déroulement du processus d’adaptation des végétaux aux contraintes qui les affligent. Quel est le processus qui fait qu’un arbre ressent le vent ou que ses branches plient ? Des impulsions hydrauliques pourraient parcourir le tronc et les branches ? On ne sait pas encore et bien d’autres questions sont actuellement en quête de réponse dans les laboratoires.

Des applications inattendues

Tous ces scientifiques ne se contentent pas de recherche fondamentale et certains passent à l’application. Comment renforcer les tiges des roses pour qu’elles ne s’affaissent pas au moment de les offrir ? En leur tapant sur la tête au cours de leur poussée en serre (décidément, ils aiment bien taper sur la tête…). De même, ces travaux ont permis d’améliorer le déroulage (le fait de débiter un tronc pour en faire des planches ou des lames) en tenant compte de la température, de l’humidité et du temps de repos nécessaire pour optimiser la qualité du bois. Mais c’est en matière de biomimétique que les progrès sont les plus visibles. Cette technique, qui consiste à imiter la nature pour en reproduire les mécanismes offre un cadre formidable au développement d’idées.

biomimetique.png

Certaines ont déjà fait leur chemin, en Allemagne notamment. Un chercheur ainsi mis au point des pare-chocs automobiles à base de mousse en laissant tomber des pomelos du haut de son laboratoire de Fribourg. Il ne travaille pour l’industrie automobile mais voulait savoir quand le fruit aller pourrir. Le hasard a fait le reste. Il avait auparavant développé un système de volets qui pivotent occultant sans charnières en reproduisant des fibres de cannes sur lesquelles des oiseaux viennent régulièrement se poser déclenchant ainsi l’ouverture et la fermeture de sa fleur. Il a aussi mis au point des matériaux antidérapants s’inspirant de lianes qui ont la capacité de s’auto réparer. De même, des vitres autonettoyantes avaient été inventées auparavant en observant la structuration de la surface de la fleur de lotus. Autant d’idées qui pourraient ramener les étudiants dans les amphis de botanique ou d’anatomie, quelque peu délaissés actuellement. Ce sont d’ailleurs des étudiants qui exposaient à Clermont-Ferrand un travail intitulé « Comment devenir un arbre sans bois ». Un travail inspiré du papayer dont le tronc de contient pas lignine (l’un des principaux composants du bois avec la cellulose). Plus récemment, une équipe de Harvard s’est inspiré du concombre pour expliquer comment il serait possible de développer des ressorts à rigidité variable. Autant de bonnes raisons de persister dans l’idée de préserver notre patrimoine naturel.

Avec Le Monde

*Bruno Moulia, coorganisateur du Congrès, chercheur à l’Inra de Clermont-Ferrand (Le Monde du °1/09/2012)

*Laboratoire LEHNA : Laboratoire d’écologie des hydrosystèmes naturels et anthropises de l’Université de Lyon et du CNRS 

Publié dans Biodiversité, écologie et développement durable | Tagué , , , , | Laisser un commentaire